Softail Breakout Chome Custom

Breakout !!! Un nom qui claque comme un blockbuster américain. Un craquement d’épaules sur une partition de métal. Harley-Davidson a sublimé le public en proposant initialement en 2012 ce tonitruant Softail en version Custom Vehicle Operations. Du gros luxe pour une nouvelle machine, ça assoit tout de suite une réputation. L’engouement fut telle que le constructeur l’a rendu plus accessible en 2013. En enlevant le CVO, un peu d’ostentatoire, la peinture pailletée et pas mal d’euros, le FXSB 103 ci Breakout renforce le clan des customs à fort charisme.
Très long, très bas, très épuré, le Breakout est une réinterprétation des « Gassers », de fameux dragters des années 50 et 60. Lui avoir enlevé toute la panoplie CVO le rend plus viril, plus « poilu ». On ne frime plus devant l’expo Jean-Paul Gautier ; place aux empoignades devant des hard-rock cafés.
« Avec la Breakout, nous revenons aux fondamentaux de la moto en nous efforçant de mettre en valeur le moteur, la transmission et les roues. » Voici ce qu’en pense Kirk Rasmussen, le directeur du design H-D. Cela symbolise parfaitement l’esprit et l’idée, mais c’est exactement le même discours à chaque nouveauté… Lassant !
Le Breakout compte sur ces attributs plutôt que sur le ronflant discours marketing pour charmer les bikers et faire tomber les demoiselles. Il y a cette allure, où le corps semble poursuivre la roue avant qui rêve de s’échapper. Et cette foule de détails, où les strophes de noir contrastent avec les effluves de chromes. La fourche brille de tout son être jusqu’à que le sombre recouvre les extrémités. Le guidon de type dragster en devient plus discret et pourtant intransigeant.

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