Softail Breakout Vivid Black

Breakout !!! Un nom qui claque comme un blockbuster américain. Un craquement d’épaules sur une partition de métal.Du gros luxe pour une nouvelle machine, ça assoit tout de suite une réputation. L’engouement fut telle que le constructeur l’a rendu plus accessible en 2013. En enlevant le CVO, un peu d’ostentatoire, la peinture pailletée et pas mal d’euros, le FXSB 103 ci Breakout renforce le clan des customs à fort charisme.
Très long, très bas, très épuré, le Breakout est une réinterprétation des “Gassers”, de fameux dragters des années 50 et 60. Lui avoir enlevé toute la panoplie CVO le rend plus viril, plus “poilu”. On ne frime plus devant l’expo Jean-Paul Gautier ; place aux empoignades devant des hard-rock cafés.
“Avec la Breakout, nous revenons aux fondamentaux de la moto en nous efforçant de mettre en valeur le moteur, la transmission et les roues.” Voici ce qu’en pense Kirk Rasmussen, le directeur du design H-D. Cela symbolise parfaitement l’esprit et l’idée, mais c’est exactement le même discours à chaque nouveauté… Lassant !
Le Breakout compte sur ces attributs plutôt que sur le ronflant discours marketing pour charmer les bikers et faire tomber les demoiselles. Il y a cette allure, où le corps semble poursuivre la roue avant qui rêve de s’échapper. Et cette foule de détails, où les strophes de noir contrastent avec les effluves de chromes. La fourche brille de tout son être jusqu’à que le sombre recouvre les extrémités. Le guidon de type dragster en devient plus discret et pourtant intransigeant.
Ce Softail adopte des jantes développées spécialement pour lui. Des roues “Gasser” de 21 et 18 pouces à 10 bâtons, dont la finition époxy noir brillant est apposée en alternance pour faire ressortir l’alu. Ne boudez pas votre plaisir de saisir l’intensité de ces détails. Vous voulez que vos sens s’en imprègnent… de ces garde-boues tronqués au maximum, de cette bande de cuir sur le réservoir qui cache les soudures, de cet énorme pneu de 240 mm, de ce compteur minimaliste (mais complet) monté sur rehausseur, du cache chromé placé juste assez haut pour planquer les câbles et les prises d’air. Le souci du détail et de la finition est partout, avec en point d’orgueil le moteur. Cœur palpitant et guttural, le bicylindre est peint en noir et recouvert de pièces chromés.
Le Twin Cam est ici la version 103B, autrement dit, il cube 1690 cm3, est monté rigide dans le cadre mais bénéficie d’arbres d’équilibrage pour limiter les vibrations.
2016 lui a permis de gonfler les muscles : comme tous les Softail, le moteur passe en configuration High Output.
Très gras, son couple approche les 13 mkg à seulement 3 000 tr/mn (il les dépassait en 2016…). Son râle s’exprime par deux échappements chamarrés eux aussi de chromes et de noir. Transmission par courroie et boite à 6 rapports sont de coutume.
Alternant l’authentique et la modernité, la partie-cycle se compose d’un cadre de type “hardtail” faussement rigide, avec deux amortos cachés sous le châssis, d’une fourche à l’angle très ouvert, d’un unique disque de frein par roue. Quasiment invisibles, l’ABS et le “Security Package” sont montés en série. Restons sur le freinage – la Moco renforce le vouloir et les capacités du système. Le disque avant s’élargit de 292 à 300 mm. L’étrier et le maitre-cylindre sont redessinés, ce dernier bénéficiant également d’une conception améliorant la performance. Avec le matériau haute friction des plaquettes, l’effort demandé au levier est réduit quasiment de moitié. Harley annonce 40% de moins pour obtenir un freinage optimal.
En prenant le 1690 Breakout, on ne monte pas à bord ; on y descend. La selle n’est qu’à 650 mm du sol. Le pouf secondaire permet d’emmener madame et se détache facilement pour arborer fièrement une bad attitude (quand la compagne vient de pousser une gueulante ;-) .

This page is also available in: French

Bike Inquiry